VIDEO – Jour 45 – Stéphane se transforme en maitre-voilier !

Stéphane nous envoie des nouvelles de son bateau abimé :

Les conditions ont molli et il est maintenant confronté à une zone compliquée pour espérer tirer profit de sa mini-voile de fortune.

Il confiait hier : « Déjà que je suis à 4,5 noeuds de moyenne pendant 36 heures avec 30-35 noeuds de vent, avec 15 noeuds de vent je suis assez inquiet car je risque d’aller à 2 noeuds. Ca va commencer à devenir gênant voire critique. 

La météo à venir me pose un vrai souci : je ne peux pas remonter au vent comme ça et forcément le vent est très changeant. La blague pourrait bien durer et devenir de moins en moins drôle… Je ne sais pas trop encore comment je vais pouvoir me sortir de tout ça »

Stéphane subit une dorsale qui lui barre la route et les nerfs vont devoir être solides ces prochains jours dans cette zone dénuée de vent.

A bord de « Compagnie du Lit – Ville de Boulogne-Billancourt », le skipper a fait appel à ses capacités de bricoleur hors pair pour inventer un système ingénieux lui permettant de maitriser au mieux sa trajectoire :

« J’avais gardé un morceau de grand-voile d’une dizaine de mètres carré qui restait suite à la bataille du démâtage. J’ai attendu que la houle diminue et j’ai enfin pu sortir sur le pont tout en restant très attentif car je n’ai plus de filières pour me protéger.

J’ai redescendu mon gréement pour hisser une drisse et tenter de me faire une voile améliorée. Je me suis transformé en maitre-voilier pour tailler une grand-voile de secours et l’adapter à mon gréement.

Opération réussie ! J’ai pu rehisser mon mât de fortune et j’ai désormais un peu plus de toile. Je vais pouvoir loffer un peu plus quand j’aurais le vent de face, sinon je risquais de repartir d’où je viens et la boucle est sans fin… »

Suite à son avarie le système de relève de ses dérives était également détruit et ses deux appendices étaient dans l’eau, augmentant la trainée du bateau fortement.

Dans son opération d’aventurier, Stéphane a réfléchi pour bricoler un système fait maison : les deux dérives sont désormais hors de l’eau et ces deux installations redonnent un peu d’espoir pour tenter de mettre le cap vers l’Australie.

La route va être longue et les conditions météo risquent de lui jouer des tours, Stéphane va devoir prendre son mal en patience pour atteindre l’Australie d’ici la fin de l’année.

 

L’aventure continue, présentation vidéo de toutes les inventions à bord pour tenter d’avancer au mieux :